La réglementation DORA (Digital Operational Resilience Act) est un texte réglementaire européen qui impose aux entités financières de démontrer leur capacité à résister, répondre et se remettre de tout incident lié aux technologies de l'information et de la communication (ICT). En vigueur depuis le 17 janvier 2025, DORA concerne les banques, assureurs, établissements de paiement, sociétés de gestion et autres acteurs du secteur financier opérant dans l'Union européenne. Son originalité : elle place la gestion des prestataires ICT tiers au cœur des obligations de conformité. CyberVadis aide les équipes sécurité et conformité à répondre aux exigences du Chapitre V de DORA grâce à des évaluations de fournisseurs validées par des analystes experts.
DORA, acronyme de Digital Operational Resilience Act, est une réglementation européenne adoptée en décembre 2022 et applicable depuis le 17 janvier 2025. Elle s'applique directement dans les 27 États membres sans nécessiter de transposition nationale; une spécificité importante par rapport à des directives comme NIS2.
Son objectif est de garantir que les entités financières peuvent maintenir leurs activités critiques même en cas d'incidents ICT graves : cyberattaques, pannes de systèmes, défaillances de prestataires technologiques. Selon le considérant 3 du réglementation, "le secteur financier de l'UE dépend de plus en plus de technologies numériques et d'entreprises tierces pour la fourniture de services ICT critiques".
Ce texte est la première réglementation européen à traiter de façon aussi exhaustive la résilience numérique opérationnelle du secteur financier, en couvrant à la fois la gestion des risques internes et celle des risques liés aux tiers ICT.
Les entités soumises à DORA couvrent un large spectre du secteur financier :
Au-delà des 5 piliers, DORA génère des obligations opérationnelles concrètes que les équipes conformité et sécurité doivent mettre en œuvre.
Sur la gouvernance, l'organe de direction est directement responsable de la stratégie de résilience numérique. Les dirigeants peuvent être tenus personnellement responsables en cas de manquement; une disposition qui a considérablement accru l'attention portée à DORA au plus haut niveau.
Sur les systèmes, les entités doivent cartographier l'ensemble de leur patrimoine ICT, identifier les actifs critiques et maintenir une documentation à jour. Selon une estimation de la Commission européenne, une banque de taille moyenne s'appuie en moyenne sur plus de 5 000 prestataires ICT et le champ des obligations est donc considérable.
Sur les incidents, le calendrier de notification est non négociable : toute entité qui rate les délais s'expose à des sanctions de la part de son autorité nationale compétente (ACPR en France, BaFin en Allemagne par exemple).
Le Chapitre V de DORA est celui qui génère le plus de travail opérationnel pour les équipes sécurité et achats. Il impose quatre grandes obligations :
C'est précisément sur ce Chapitre V que CyberVadis intervient. Notre plateforme permet d'évaluer la posture de cybersécurité de chaque prestataire ICT avec des preuves vérifiées par nos analystes, et non un simple score automatisé, pour satisfaire les exigences documentaires attendues par les superviseurs.
C'est la question la plus fréquemment posée par les équipes juridiques et conformité. La réponse est simple : DORA et le RGPD ont des objectifs et des périmètres fondamentalement différents.
Les deux réglementations sont complémentaires et non alternatives : une banque doit être conforme à DORA ET au RGPD. Un prestataire ICT peut être concerné par les deux : DORA pour ses pratiques de cybersécurité, RGPD s'il traite des données personnelles pour le compte de l'entité financière.
